dimanche 30 août 2015

Samedi 9 septembre 2000 : Col de la Faucille – Lélex.

Nous prenons le petit déjeuner dans un hôtel au col de la Faucille.

A 9h, je reprends mon parcours, seul. L’itinéraire est commun avec le GR « Balcon du Léman ».
Je passe devant la gare de départ d’un téléski, je suis une route revêtue. L’altitude augmente, par un sentier dans la forêt.
A partir du chalet le Crozat, le GR quitte la forêt, s’élève dans les alpages jusqu’au sommet du Mont Rond (1596 m). Et là, je découvre une vue saisissante sur les Alpes, le pays de Gex et le lac Léman. J’aperçois au loin le jet d’eau de la ville de Genève, au bord du lac. Derrière moi, des randonneurs avec un âne font une pause, d’autres entreprennent de gravir le mont.
Je vais suivre maintenant la ligne de crête pendant trois kilomètres au milieu des alpages et des troupeaux. Franchissant une clôture, j’entre dans la réserve naturelle de la Haute Chaîne du Jura. Créée en 1993, elle englobe les crêtes et les versants de la vallée de la Valserine et du pays de Gex. Soumise aux rigueurs climatiques, sa végétation rase est fragile ; et l’intégrité des biotopes doit être protégée de la fréquentation croissante des espaces de montagne…
J’atteins le sommet du Colomby de Gex (1688 m). Je m’assois dans l’herbe avec d’autres randonneurs, au milieu des troupeaux de montbéliardes, pour jouir d’un panorama exceptionnel sur les Alpes. Je repars ensuite, toujours sur la ligne de crête, le long d’un muret de pierres. Descente vers un col, remontée jusqu’à un sommet de 1630 m.
Le sentier s’abaisse jusqu’à un chemin empierré, quitte la réserve naturelle et arrive au col de Crozet, près de la télécabine de la Catheline (1450 m). Quelques chasseurs semblent me narguer… En face, le GR Balcon du Léman se poursuit vers le Crêt de la Neige, sommet du massif du Jura à 1717 m. Le GR 9, lui, entreprend de redescendre, à travers la piste de ski par un large chemin, vers la vallée de la Valserine. Il arrive au refuge du C.A.F. du Ratou. La descente s’accentue, sur un chemin en pente forte sans intérêt. Parcours difficile. Je butte contre les cailloux qui glissent sous les chaussures. Des jeunes montent en sens inverse en suant. Ils ne savent pas encore ce qui les attend.
Cette grande auge glaciaire garde les séquelles de l’époque lointaine où la pierre était rabotée par les mètres de glace qui s’écoulaient lentement. Sous Lélex, une moraine frontale se voit encore très bien, en travers de la vallée.

Je débouche à 13h40 à Lélex, dans le val de Mijoux. Viviane m’attend dans une rue parallèle.
Nous pique-niquons non loin de là, au bord de la Valserine. Nous y passons une partie de l’après-midi : baignade pour Oscar...

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