dimanche 30 août 2015

Dimanche 8 avril 2007 : Notre-Dame des Anges – La Garde-Freinet.

Au matin, à la table d’orientation, on jouit d’une belle vue sur la mer Méditerranée, l’île de Porquerolles et le golfe de Saint-Tropez qu’il était difficile de distinguer hier soir.
A 8h30, je démarre pour la journée en même temps que Viviane qui va redescendre par la route, avant que les voitures n’envahissent le lieu pour la messe de Pâques.
J’entreprends aujourd’hui la traversée des Maures. Le sentier rejoint rapidement une route qu’il va suivre jusqu’au col des Fourches, à part un court passage dans le maquis. Un peu après le col, il emprunte une route interdite à la circulation des véhicules à moteur, la route des crêtes dite Marc Robert. Je rencontrerai quand même quelques véhicules, utilitaires ou en infraction comme ces deux motards allemands qui ne ressemblent pas à des bergers…
Cette voie est la plupart du temps une DFCI (lutte contre l’incendie).
Le GR passe en contrebas du Signal de la Sauvette (780 m), le vrai point culminant des Maures. Je rencontre un troupeau de moutons avec son berger et ses chiens. Les genêts commencent à fleurir et l’hellébore fétide est en pousse. Le sentiment de solitude est fort dans ce paysage entièrement boisé à perte de vue sans maison ni hameau.


Pendant deux kilomètres, la route forestière se déroule toute droite. Je croise un vététiste. Je passe à hauteur du Rocher Blanc, un amas calcaire qui tranche par sa blancheur avec l’environnement local.
J’atteins un petit col (650 m). Un chêne-liège accueillant me protégera du soleil pour casser la croûte. Pendant que je mange, j’ai une belle vue en face de moi sur le golfe de Saint-Tropez. Débarque un groupe de randonneurs. Ils ne vont pas s’arrêter là ? Non, après un rappel des quelques pressés qui savent mieux que tout le monde, la troupe s’éloigne dans le sens opposé, en bon ordre de marche !
Je poursuis sur la route des crêtes ; j’atteins une stèle qui fournit l’explication de son nom : ici, Marc Robert, un pompier, est mort le 2 septembre1971 en luttant contre un incendie.
Les jeunes cônes de pins sont pleins de pollen qui s’envole au moindre contact. Bientôt le GR 9 quitte la route des crêtes et par un sentier en lacets descend dans le vallon de la Court. Des traces d’incendie sont encore visibles : triste spectacle que cette forêt méditerranéenne régulièrement incendiée. Je rejoins une route au hameau de la Haute-Court, je passe devant un gîte d’étape à la Basse-Court. Des aloès poussent sur les bas-côtés. Il me reste théoriquement 5 km de route pour atteindre  La Garde-Freinet. Mais je retrouve Viviane un peu avant à 14h40, et c’est en camping-car que nous atteignons la ville.
Nous cherchons un camping municipal, mais il est fermé à cette époque.

A 5 km de la ville, sur la départementale qui mène à Grimaud, nous nous installons au camping Bérard, construit en terrasses.
La nuit, nous avons droit à un concert de grenouilles autour de la piscine…

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