dimanche 30 août 2015

Dimanche 2 avril 2006 : Pont de Mirabeau – le Petit Sambuc.

Journée ensoleillée.
Le pont de Mirabeau enjambe la Durance qui serpente dans son large lit de gravier.
A partir d’ici, plus de topo-guide : il me restera les cartes au 25 000e jusqu’au terme du GR.
Le GR 9 se poursuit maintenant dans les Bouches-du-Rhône.
Après avoir franchi l’autoroute A51 du val de Durance, le sentier grimpe, raide, au flanc de la falaise. Il chemine en surplomb puis s’éloigne sur le plateau, à une hauteur de 420m. Il rejoint et emprunte sur 2 km la D11.
De curieux massifs taillés de buis, chênes verts et genévriers sont implantés tout au long de la route, représentant de vagues formes d’objets ou animaux. Expo d’art ou lieu d’expérience d’une école d’horticulture ?
Le GR 9 bifurque, passe dans des bois de pins. Des villas sont éparpillées ça et là dans la pinède. Je traverse le village de Bèdes, poursuis au milieu des résidences éparses dans la végétation méditerranéenne. Bientôt je commence à descendre dans la garrigue. Au détour d’un chemin, je rencontre Viviane et Oscar. Nous rejoignons ensemble la ville de Jouques.
Nous allons manger dans le fourgon, au bord d’un chemin, semblant presque en pleine nature alors que nous sommes en bordure d’habitations.

Par la suite le GR longe un lotissement sans intérêt à la sortie duquel Viviane me dépose.
Je m’engage dans un vallon. Je remarque des traces calcinées à la base des arbres, reliquat d’un ancien incendie. La zone est sensible.
D’ailleurs, pour prévenir les incendies, la préfecture des Bouches-du-Rhône a pris des mesures draconiennes : toute circulation automobile et même piétonne est interdite dans les massifs boisés du 1er juillet à mi-septembre et, hors saison, par vent violent.
Le GR se poursuit sur petite route parmi les villas. Après le passage de l’ancien canal du Verdon, il emprunte un chemin forestier pour gagner à nouveau la D11 sur laquelle il va se poursuivre. J’avance sur la route sinueuse dans un environnement vallonné et boisé. Une superbe couleuvre d’Esculape gît au milieu de la route, écrasée par une voiture. Elle est encore vivante. Je crois bien faire en l’achevant avec une grosse pierre…
Je rencontre à une intersection une statue encastrée de la Vierge, constituée de centaines de petits émaux.
Peu après, j’atteins un parking en bord de route où j’aperçois le Boxer. Un groupe de promeneurs encadrant des jeunes filles japonaises rentre d’une balade en forêt.
Le GR se poursuit encore longtemps sur la route, étroite et assez dangereuse en ce dimanche, fréquentée par les automobilistes. On va tricher et terminer cette portion du parcours en fourgon : 4 kilomètres, passant devant un château sous le flanc du Grand Sambuc (premier contrefort de la montagne Sainte-Victoire), atteignant un petit col (où une pancarte rappelle l’interdiction de camper dans la nature) et descendant jusqu’au Petit Sambuc. Ici une intersection avec un chemin forestier met fin au parcours en voiture. Nous y reviendrons demain.

Nous nous mettons en quête d’un camping que nous trouverons à Beaurecueil, près d’Aix-en-Provence.

1 commentaire:

  1. Activer le lien pour découvrir l'histoire de la couleuvre d'Esculape...

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